Audiovisuel: Quelles collaborations possibles avec le Canada ?

Pour les 30 ans du festival, le Fipa décide de mettre à l’honneur le Canada. Une collaboration qui espère bien porter ses fruits.

Le Canada n’est pas un choix au hasard. Florence Giraud, co-directrice du Fipa Industry, travaille sur ce partenariat depuis une dizaine de mois pour redonner vie aux accords entre les deux pays qui datent, pour la plupart, de 1986.

D’un pays à l’autre

Le Canada et la France ne sont pas égaux face à la création de contenu audiovisuel. Si selon Florence Giraut, l’ère du gouvernement Trudeau au Canada a impulsé une « bouffée d’air frais » en levant des fonds pour la création, Gilbert Ouellette, québécois spécialisé dans le digital, nuance ses propos. Il s’agirait en fait d’une culture canadienne déjà entamée avec le gouvernement conservateur, et poursuivie par l’administration Trudeau.

Deux cultures que le Fipa espère bien faire travailler ensemble. Des compétences différentes que souligne Florence Giraut : « Les Canadiens sont dans le faire, tandis que les Français pensent ». En effet la France dispose de meilleurs moyens financiers que le Canada pour produire. Pourtant c’est de l’autre côté de l’Atlantique que le service public accorde plus de liberté aux jeunes créateur.ices : « ils sont moins frileux » affirme Florence Giraut.

« Un langage universel »

Pour Jean Pelletier, premier directeur de l’information télévision à Radio Canada –  l’équivalent de France Télévision – ces partenariats sont un moyen de « lutter contre Netflix » et propager la francophonie, « il faut s’unir à l’international (…) le documentaire a la force d’être un langage universel » argumente-il. Lui est venu à Biarritz pour découvrir de nouveaux documentaires, capables de plaire à la télévision canadienne. Chaque documentaire peut être exporté « à moins qu’il s’agissent de sujets vraiment trop régionaux » précise Jean Pelletier.

Porte d’entrée vers l’audiovisuel ? 

Plus que de renouveler des accords, « le cheval de bataille » de Florence Giraut repose sur le digital. Aujourd’hui, il n’existe toujours pas d’accord franco-canadien dans ce domaine. Pourtant le marché du digital est en forte expansion au Québec, selon Gilbert Ouellette, où quelques fleurons du digital, comme « Felix et Paul Studio« , naissent. Un domaine largement soutenu par des financements venus des structures étatiques qui se condensent plus particulièrement à Montréal qui regroupe 95% de l’industrie audiovisuelle du Québec.

Mais la France sait aussi séduire, le projet Hexalab – prototype de réalité virtuelle – n’est pas passé inaperçu. Gilbert Ouellette a aimé le concept et compte bien les faire venir au Canada pour un projet de collaboration. Le « Focus Canada » semble bel et bien avoir remporté son pari.

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