Free to Rock : la musique peine à se faire entendre

Free to Rock, documentaire réalisé par Jim Brown, choisit le rock comme fond sonore pour faire entendre la fin de la guerre froide. 

© Photomobile/2017
© Photomobile/2017

Traité sous tous les angles, le dégel des relations internationales à la fin des années 80 s’offre un nouveau regard plus rock’n’roll dans le documentaire Free to Rock. Pendant 60 minutes, le spectateur.ice parcourt l’histoire au travers de titre cultes. De The Flowers à Scorpions, les sons bourdonnent en toile de fond de discours politiques.

« Les chars partent, les pierres arrivent »  

Ici, la musique n’a de force que lorsqu’elle catalyse les maux d’une société pour la libérer. Les rockers, d’abord américains, sont les pionniers dans le domaine. Des concerts aux milliers de spectateurs, des chansons engagées : on se souviendra de Another Brick in The Wall en 1979 de Pink Floyd.

« Nous n’avons besoin d’aucune instruction, Nous n’avons besoin d’aucun contrôle de la pensée »

Pink Floyd, 1979

Par sa transgression des codes originels de l’époque, le rock respire, il libère même de l’autre côté du rideau de fer. Une partie du monde encore prisonnière des choeurs de l’Armé rouge, unique source d’inspiration musicale.

Peu à peu, le rock’n’roll fait son entrée en catimini dans l’Europe de l’Ouest. À la fin des années 60, ce sont les célèbres Beach Boys qui deviennent le premier groupe occidental à jouer en URSS. Une percée réussie, si bien que lorsque que Vaclav Havel est élu président de la République Tchécoslovaquie en 1989, il invite  les Rolling Stones pour un concert événement. A cette occasion, le documentaire remémore ce verbatim du nouveau président: « les chars partent, les pierres arrivent ».

Approche manichéenne  

L’arrivée de Gorbatchev inspire un nouveau souffle. Le dirigeant semble avoir compris que la musique rock n’est pas un véritable danger mais plutôt une possibilité d’entrouvrir une nouvelle ère. Un homme que le documentaire n’a de cesse de mettre en avant. Le dernier président à la tête de l’URSS apparait tel un personnage compréhensif véritable symbole de mouvement rock. Sans nuance aucune, Gorbatchev apparait comme le protagoniste principal de cette libération.

Si du documentaire de Jim Brown on retiendra l’hymne  « symbole » de la chute du mur de Berlin, Wind of change, l’angle rock ne parvient toutefois pas à réveiller le spectateur.ice qui comprend trop vite – au bout d’une quinzaine de minutes- l’enjeux de la musique à l’international, softpower non négligeable.

 

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